| Keynoscopie : présentation de l’iPad | ||||
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Du smoothjazz dans les oreilles et des tablettes pleins les yeux, l’heure est à la Keynoscopie, traduisez une brève revue de la Keynote de Steve Jobs. Faudra vous habituer, je me plierai à ce délicieux exercice après chaque montée sur scène du gourou Steven P. Jobs. Un fauteuil Le Corbusier et une table basse en verre, tel est le décor de cette keynote cuvée 2010. Un choix pas du tout anodin qui illustre le positionnement de cette tablette tactile, clou du spectacle qui s’est tenu hier soir à San Francisco. À mi-chemin entre un iPhone et un MacBook, l’iPad car tel est son nom n’est pas à proprement parlé un objet nomade. L’usage de l’ardoise magique d’Apple ne se fait pas vraiment en déplacement, mais une fois à la maison d’une pièce à l’autre de l’appartement. Si l’iPad est d’abord disponible en Wi-Fi plutôt qu’en 3G, ce n’est d’ailleurs pas un hasard. Plus besoin de dégainer le Mac en regardant la télé depuis le canapé et d’attendre qu’il sorte en veille ou que la batterie se recharge (c’est du vécu !) pour lire vos nouveaux mails. Plutôt que de s’abîmer les yeux avec votre iPhone (je sais, j’exagère…) pour consulter la une de votre journal ou blog préféré, saisissez plutôt cette fine lame d’aluminium et son large écran de 9,7’’. Bref, « You get the idea », comme dirait Steve. Il était plutôt en forme le patron, confortablement installé dans son fauteuil en cuir. Le boss avait du mal à dissimuler son plaisir de jeter un nouveau pavé dans la mare et accessoirement de prendre des risques. Car rien ne dit que l’iPad soit un succès… Bien sûr, les 140 000 applications disponibles sur l’iTunes Store vont bien l’aider à installer ce nouveau standard, rien à dire non plus sur l’ergonomie propre à l’interface multipoints qui devrait ravir et rassurer les plus hermétiques aux nouvelles technologies et que dire de l’iBookstore, le nouveau magasin dédié aux livres électroniques d’iTunes qui donne une claque au Kindle d’Amazon. Reste enfin le prix, facturé moins de 500 $ dans sa version 16 Go, c’est 100 € de plus que le plus puissant des iPod Touch et pas beaucoup plus qu’un vulgaire Netbook. En clair, Steve Jobs a réuni les meilleurs arguments pour réussir son pari, celle d’imposer une nouvelle famille de produit à mi-chemin entre le baladeur et l’ordinateur. Il n’a ainsi pas vraiment de concurrents aujourd’hui. Mais, l’enjeu est ailleurs. Plus que d’être le meilleur, l’iPad va devoir convaincre au-delà des irréductibles macophiles que nous sommes que cette ardoise est le must have et qu’elle va changer le rapport des gens avec l’informatique. Qui de mieux qu’Apple pour réussir ce défi ? PS : nous aurons le plaisir d’y revenir en longueur dans le Podcast On refait le Mac dont l’enregistrement est prévu demain. Après une courte nuit de montage, il devrait débarquer dans vos baladeurs vendredi… PS bis : pari gagné ! Sans surprise, Steve Jobs et son iPad ont eu droit au journal de 20 heures pour rebondir sur mon post de mardi soir…
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Vraiment? Il y a un monde entre la lecture de l'encre électronique et un écran LCD. Cela aurait été pour moi le seul avantage (le reste, mon PowerBook le fait très bien).